Samedi Divers : George Lucas
Ce Samedi Divers est le résultat de ma recherche consacrée à celui sans qui Star Wars n’aurait jamais existé. Une sorte d’hommage biographique va donc être délivré ici même à George Lucas, ou, comme il est.
Yaven Seldona |
15-02-2003 à 20:25
Ce Samedi Divers est le résultat de ma recherche consacrée à celui sans qui Star Wars n’aurait jamais existé. Une sorte d’hommage biographique va donc être délivré ici même à George Lucas, ou, comme il est.
Yaven Seldona |
George Walton Lucas Jr. est né le 14 Mai 1944 à Modesto, en Californie. Son père était un commercant et il avait 3 frères et sœurs. Vers l’age de 16 ans, George est allé étudier au lycée de Doney. Il était très intéressé par les courses de voitures et envisageait de devenir un grand pilote automobile. Mais juste après sa remise de diplômes, il fut victime d’un accident de voiture, accident qui dissipa ce rêve pour toujours. Il changea même les opinions du jeune George sur la vie. "On ne peut pas subir ce genre d’expériences et ne pas ressentir qu’il y a bien une raison pour notre présence ici-bas. J’ai compris que je devais passer mon temps à trouver cette raison et à accomplir mon oeuvre”. Ce jour la, si la ceinture de sécurité de sa Fiat Bianchina avait fonctionné, il aurait été tué sur le coup.

George décida alors de rentrer à l’Ecole de Cinéma de Sud-Californie, ou il fut remarqué par sa volonté de créer ce que personne n’avait jamais osé créer auparavant, et par son envie de développer ses techniques cinématographiques bien au-delà de ses ressources réelles. Il fit la rencontre de Francis Ford Copolla, qui dirigeait à cette époque son premier studio cinématographique. Les deux hommes avaient la même fièvre du cinéma, et George devint rapidement l’apprenti de Francis, et ils montèrent leur propre studio indépendant à San Francisco : American Zoetrope. A 26 ans, George s’est donc retrouvé derrière la caméra à mettre en scène son premier film : THX 1138. Le personnage principal de ce film, prisonnier d’un monde impersonnel et complètement mécanique, réussit à se sauver de lui-même grâce à sa puissance intérieure. Cela nous fait bien évidemment penser à la Force, et c’est tout à fait logique, puisque Lucas ne nie pas que ce film aurait du être à l’origine une sorte de « préface » à Star Wars. Ainsi le héros de THX 1138 et Luke Skywalker se ressemblent de bien des façons. « Le plus difficile à faire quand on vit dans un tel univers, c’est de faire le premier pas. »

Au delà de l’histoire, le film était techniquement très surprenant, car à partir de peu, Lucas arrivait à rendre à l’écran l’image d’un monde totalement différent du notre. Mais les spectateurs de l’époque n’ont pas suivi. Warner non plus d’ailleurs, ils ont tellement détestés le film qu’ils ont coupé court à leur financement du studio Zeotrope, pris les bobines du film, découpés les morceaux qui ne leur plaisaient pas, et projeté le tout sans le moindre geste commercial ce qui garantit au film un bide total. Maintenant que la réputation de Lucas est établie, ce film est devenu ce qu’il aurait du être dès le début : un film culte.

Très touché par les échecs de THX et du studio Zoetrope, George développa son nouveau projet avec la plus grande attention, en gardant toujours un œil sur la qualité et sur le facteur « divertissement » pour le public. Son idée était de faire un film sur une nuit dans la vie de jeunes archétypes américains. Le script fut révisé, remodelé, réécrit de nombreuses fois afin que le film réussisse a divertir le public difficile de l’époque, afin que les personnages deviennent universels. Le résultat est connu à travers le monde : American Graffiti, l’un des films qui a rapporté le plus a un important studio cinématographique. Le coût de production s’élevait en effet a 500.000 dollars, le chiffre des revenus est multiplié par 50 ! Juste avant la trentaine, George était millionnaire.

4 ans ont passé entre la sortie d’American Graffiti et le chef d’œuvre de la vie de George. Je veux bien sur parler de Star Wars : A New Hope, sorti en 1977. Pendant ces 4 années, Lucas s’est habitué à sa vie de millionnaire, a partagé sa fortune avec ceux qui l’avaient aidé à faire d’American Graffiti un succès, et a monté le siège de sa nouvelle compagnie, Lucasfilm Ltd, au nord de la Californie, loin du rythme effréné d’Hollywood. Il est aussi devenu plus solitaire et encore plus perfectionniste : il a écrit le script de Star Wars tout seul en s’auto-corrigeant au fur et à mesure. On peut donc dire qu’il s’apprit à écrire. Ce film était quelque chose de tout nouveau, qu’encore une fois, personne n’avait osé accomplir jusqu’à présent, et bien que George était presque sur du succès modéré de son œuvre, il eut de grands moments de doute. Le tournage du film prit des mois, les journées étaient de 18 heures, Georges scrutait le moindre détail. Il était tellement concentré et désireux de créer une œuvre parfaite qu’il fut même hospitalisé pour hypertension. C’est ce qui a d’ailleurs motivé le recrutement d’Irvin Kershner pour mettre en scène l’Empire Contre-Attaque.

Pour écrire l’histoire de Star Wars, George avait étudié de nombreux contes de fée et la mythologie ancienne. Le but était de faire ressentir l’humanité des héros comme Luke et Han. Le fait que George ait réussi à toucher ainsi cette psyché dans sa globalité à fait de Star Wars un hit mondial qui a changé pour toujours la manière de faire des films. C’était un spectacle à haute énergie rempli de rebondissements, de suspense, et surtout, d’aventure. En fait, Star Wars était la quintessence du savoir de George dans le domaine du cinéma. Et quand la technologie pour créer des effets visuels réalistes et étourdissants ne suivait plus, il n’hésita pas à mettre la main à la poche pour créer sa propre « maison d’effets spéciaux », Industrial Light and Magic, dont le but était d" « arpenter des chemins cinématographiques jusqu’alors inexplorés ». Par ce biais, George ne faisait pas que redéfinir les notions d’image, son, et mixage, il les réinventait.
Après A New Hope, George s’est impliqué dans la trilogie des aventures d’Indiana Jones, en tant que producteur exécutif pour le compte de son ami Steven Spielberg. Il a aussi participé à la production de « Star Tours », une des attractions phares de Disneyland. En plus de cela, il a conclu un accord avec la Twentieth Century Fox, accord qui l’a rendu plus riche que dans ses rêves les plus fous. En fait, le studio lui avait d’abord proposé une rémunération pour l’écriture et la direction du 1er Star Wars, tout en prévoyant qu’il allait leur demander plus d’argent. En fait, il n’en fit rien, il demande juste un droit sur les suites ainsi que sur les produits dérivés, ce qui lui permit d’empocher un maximum sur les jeux, les posters, les costumes, les tasses de café, etc… tout ce qui portait un nom Star Wars. Malin, le George.

Avec l’argent ainsi accumulé, Georges a pu former 2 autres compagnies indépendantes de Lucasfilm (la 1ere étant ILM). Skywalker Sound est un magnifique studio d’enregistrement à la dernière pointe de la technologie sonore et ouvert à tous les créateurs de films. Quant à LucasArts, c’est une des premières entreprises du jeu vidéo à utiliser le support du CD-ROM. Un nouveau genre de produit ludique émerge aussi de cette société : les jeux d’apprentissages pour enfants, ainsi qu’une station multimédia à usage des classes d’école primaire et de collège.
George est aujourd’hui plongé dans sa 2eme trilogie Star Wars, un projet qui va occuper Lucasfilm et ILM pendant encore quelques années. George écrit lui-même les scripts de ces 3 films, et projette d’en diriger un lui-même (serait-ce le 3eme épisode ?). Depuis A New Hope, il n’a jamais remis son manteau de metteur en scène, préférant le monde moins tendu de la production. En 1992, George à reçu l’Irvin G. Thalberg Award de l’académie des arts et sciences cinématographiques pour avoir maintenu un niveau de technique et de mise en scène élevé dans tous ses films. Je termine donc cet article en lui laissant la parole, voici un extrait de ce qu’il a dit le jour de cette récompense :

« J’ai toujours tenté d’être conscient, d’être impliqué dans ce que je dis dans mes films.
En fait, nous, les faiseurs de films, nous sommes des professeurs. Des enseignants avec des voix qui portent loin. » Très loin, aussi loin qu'une certaine galaxie…
La série des Samedi Divers touche à sa fin. A la semaine prochaine.
Yaven Seldona
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George décida alors de rentrer à l’Ecole de Cinéma de Sud-Californie, ou il fut remarqué par sa volonté de créer ce que personne n’avait jamais osé créer auparavant, et par son envie de développer ses techniques cinématographiques bien au-delà de ses ressources réelles. Il fit la rencontre de Francis Ford Copolla, qui dirigeait à cette époque son premier studio cinématographique. Les deux hommes avaient la même fièvre du cinéma, et George devint rapidement l’apprenti de Francis, et ils montèrent leur propre studio indépendant à San Francisco : American Zoetrope. A 26 ans, George s’est donc retrouvé derrière la caméra à mettre en scène son premier film : THX 1138. Le personnage principal de ce film, prisonnier d’un monde impersonnel et complètement mécanique, réussit à se sauver de lui-même grâce à sa puissance intérieure. Cela nous fait bien évidemment penser à la Force, et c’est tout à fait logique, puisque Lucas ne nie pas que ce film aurait du être à l’origine une sorte de « préface » à Star Wars. Ainsi le héros de THX 1138 et Luke Skywalker se ressemblent de bien des façons. « Le plus difficile à faire quand on vit dans un tel univers, c’est de faire le premier pas. »

Au delà de l’histoire, le film était techniquement très surprenant, car à partir de peu, Lucas arrivait à rendre à l’écran l’image d’un monde totalement différent du notre. Mais les spectateurs de l’époque n’ont pas suivi. Warner non plus d’ailleurs, ils ont tellement détestés le film qu’ils ont coupé court à leur financement du studio Zeotrope, pris les bobines du film, découpés les morceaux qui ne leur plaisaient pas, et projeté le tout sans le moindre geste commercial ce qui garantit au film un bide total. Maintenant que la réputation de Lucas est établie, ce film est devenu ce qu’il aurait du être dès le début : un film culte.

Très touché par les échecs de THX et du studio Zoetrope, George développa son nouveau projet avec la plus grande attention, en gardant toujours un œil sur la qualité et sur le facteur « divertissement » pour le public. Son idée était de faire un film sur une nuit dans la vie de jeunes archétypes américains. Le script fut révisé, remodelé, réécrit de nombreuses fois afin que le film réussisse a divertir le public difficile de l’époque, afin que les personnages deviennent universels. Le résultat est connu à travers le monde : American Graffiti, l’un des films qui a rapporté le plus a un important studio cinématographique. Le coût de production s’élevait en effet a 500.000 dollars, le chiffre des revenus est multiplié par 50 ! Juste avant la trentaine, George était millionnaire.

4 ans ont passé entre la sortie d’American Graffiti et le chef d’œuvre de la vie de George. Je veux bien sur parler de Star Wars : A New Hope, sorti en 1977. Pendant ces 4 années, Lucas s’est habitué à sa vie de millionnaire, a partagé sa fortune avec ceux qui l’avaient aidé à faire d’American Graffiti un succès, et a monté le siège de sa nouvelle compagnie, Lucasfilm Ltd, au nord de la Californie, loin du rythme effréné d’Hollywood. Il est aussi devenu plus solitaire et encore plus perfectionniste : il a écrit le script de Star Wars tout seul en s’auto-corrigeant au fur et à mesure. On peut donc dire qu’il s’apprit à écrire. Ce film était quelque chose de tout nouveau, qu’encore une fois, personne n’avait osé accomplir jusqu’à présent, et bien que George était presque sur du succès modéré de son œuvre, il eut de grands moments de doute. Le tournage du film prit des mois, les journées étaient de 18 heures, Georges scrutait le moindre détail. Il était tellement concentré et désireux de créer une œuvre parfaite qu’il fut même hospitalisé pour hypertension. C’est ce qui a d’ailleurs motivé le recrutement d’Irvin Kershner pour mettre en scène l’Empire Contre-Attaque.

Pour écrire l’histoire de Star Wars, George avait étudié de nombreux contes de fée et la mythologie ancienne. Le but était de faire ressentir l’humanité des héros comme Luke et Han. Le fait que George ait réussi à toucher ainsi cette psyché dans sa globalité à fait de Star Wars un hit mondial qui a changé pour toujours la manière de faire des films. C’était un spectacle à haute énergie rempli de rebondissements, de suspense, et surtout, d’aventure. En fait, Star Wars était la quintessence du savoir de George dans le domaine du cinéma. Et quand la technologie pour créer des effets visuels réalistes et étourdissants ne suivait plus, il n’hésita pas à mettre la main à la poche pour créer sa propre « maison d’effets spéciaux », Industrial Light and Magic, dont le but était d" « arpenter des chemins cinématographiques jusqu’alors inexplorés ». Par ce biais, George ne faisait pas que redéfinir les notions d’image, son, et mixage, il les réinventait.
Après A New Hope, George s’est impliqué dans la trilogie des aventures d’Indiana Jones, en tant que producteur exécutif pour le compte de son ami Steven Spielberg. Il a aussi participé à la production de « Star Tours », une des attractions phares de Disneyland. En plus de cela, il a conclu un accord avec la Twentieth Century Fox, accord qui l’a rendu plus riche que dans ses rêves les plus fous. En fait, le studio lui avait d’abord proposé une rémunération pour l’écriture et la direction du 1er Star Wars, tout en prévoyant qu’il allait leur demander plus d’argent. En fait, il n’en fit rien, il demande juste un droit sur les suites ainsi que sur les produits dérivés, ce qui lui permit d’empocher un maximum sur les jeux, les posters, les costumes, les tasses de café, etc… tout ce qui portait un nom Star Wars. Malin, le George.

Avec l’argent ainsi accumulé, Georges a pu former 2 autres compagnies indépendantes de Lucasfilm (la 1ere étant ILM). Skywalker Sound est un magnifique studio d’enregistrement à la dernière pointe de la technologie sonore et ouvert à tous les créateurs de films. Quant à LucasArts, c’est une des premières entreprises du jeu vidéo à utiliser le support du CD-ROM. Un nouveau genre de produit ludique émerge aussi de cette société : les jeux d’apprentissages pour enfants, ainsi qu’une station multimédia à usage des classes d’école primaire et de collège.
George est aujourd’hui plongé dans sa 2eme trilogie Star Wars, un projet qui va occuper Lucasfilm et ILM pendant encore quelques années. George écrit lui-même les scripts de ces 3 films, et projette d’en diriger un lui-même (serait-ce le 3eme épisode ?). Depuis A New Hope, il n’a jamais remis son manteau de metteur en scène, préférant le monde moins tendu de la production. En 1992, George à reçu l’Irvin G. Thalberg Award de l’académie des arts et sciences cinématographiques pour avoir maintenu un niveau de technique et de mise en scène élevé dans tous ses films. Je termine donc cet article en lui laissant la parole, voici un extrait de ce qu’il a dit le jour de cette récompense :

« J’ai toujours tenté d’être conscient, d’être impliqué dans ce que je dis dans mes films.
En fait, nous, les faiseurs de films, nous sommes des professeurs. Des enseignants avec des voix qui portent loin. » Très loin, aussi loin qu'une certaine galaxie…
La série des Samedi Divers touche à sa fin. A la semaine prochaine.
Yaven Seldona
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