Samedi Divers : Les Romans (2/3)
2eme Episode de la saga “Romans de l’Univers Etendu” : c’est parti ! Sauf mention contraire, tous les livres référencés dans cet article sont parus chez Fleuve Noir en France.
Yaven Seldona |
27-01-2003 à 01:05
2eme Episode de la saga “Romans de l’Univers Etendu” : c’est parti ! Sauf mention contraire, tous les livres référencés dans cet article sont parus chez Fleuve Noir en France.
Yaven Seldona |
Je précise tout de même avant de me lancer que pour critiquer certains romans, je suis obligé de donner des spoilers, c'est-à-dire de vous révéler des faits qui s’y déroulent et qui, s’ils sont connus avant la lecture, gâchent cette dernière.
Commençons donc par une trilogie qui a été très décriée, qui comporte beaucoup de défauts, mais qui a au moins le mérite d’être aisément lisible, intéressante, avec des personnages attachants qu’on retrouve dans la suite de l’Univers Etendu : c’est l’Académie Jedi, de Kevin J. Anderson. Ceux qui la décrient, et certains de leurs arguments sont très valables, dénoncent en premier lieu la stéréotypisation Star Wars. Exemple (spoiler) : ça ne suffisait pas de 2 Etoiles de la Mort dans les films, il faut que Kevin en ressorte une 3eme. Aussi, les émotions, les sentiments, et les attitudes des héros que nous connaissons (comme Han ou Lando) sont poussées à l’extrême. Peut-être qu’en voulant restaurer l’esprit Star Wars des films, Kevin n’a pas respecté le bon dosage, ce qui fait qu’on se retrouve avec des héros stéréotypés à la limite du ridicule. On perd beaucoup de ce que Timothy Zahn avait apporté, notamment le côté moins extrémiste de l’Empire (sous la personne de Pellaeon) disparaît, car Daala c’est une vraie méchante, elle, et elle veut détruire toute la rébellion avec ses 4 destroyers ! Non mais !

Restons sérieux et parlons donc des points positifs des 3 livres qui composent cette trilogie : La Quête des Jedi, Sombre Disciple, et Les Champions de la Force. Ah, en passant, comme vous le voyez, c’est vraiment centré sur les Jedi. Certains diront que c’est un mal, d’autres diront (et je suis de leur avis) que c’est un mal nécessaire pour l’élaboration du Nouvel Ordre Jedi, en tant qu’ordre dans l’univers, mais aussi en tant que série de livres. Mais je reparlerai du NOJ dans le Samedi Divers de la semaine prochaine. A noter dans les points positifs de cette trilogie, les personnages attachants, l’action omniprésente (difficile de trouver le temps de s’ennuyer), l’humour Star Wars qu’Anderson a vraiment bien retranscrit, et…. Et puis c’est tout. En gros, ce sont des livres amusants, divertissants, faciles à lire, mais ne vous attendez pas à une oeuvre philosophique et plus complexe que les films. Pour ceux qui ont d’ailleurs aimé les films de Lucas, cette trilogie vous conviendra parfaitement.

Attention Léia... derrière toi !
La même année, 1994, est publié « Le Mariage de la Princesse Leia », qui se passe 3 ans avant l’Académie Jedi. Le titre est nul, il faut l’avouer, et il n’incite pas du tout à lire le livre, sauf dans le cas des passionnés de romance ET de l’univers Star Wars. On a donc beaucoup d’appréhension lorsqu’on lit le début, et… surprise, le livre est très bon. Contrairement à ce que le titre laisse présager, le mariage n’est pas du tout le thème principal du livre. On découvre pour la première fois dans ce livre la planète Dathomir, avec les sœurs de la nuit et les sorcières du Clan de la Montagne qui Chante. On y voit aussi pour la première fois des personnages comme Tenel Ka qui vont devenir très importants par la suite. On sourit face aux déboires de Han lorsqu’il tente en vain de courtiser Léia, et on sourit de même devant le personnage du Prince Isolder, l’amant beau, courageux et riche qui fait de l’ombre à notre corellien bien aimé. On y découvre aussi les coutumes particulières, anti-Jedi, de la planète Hapès qu’on retrouvera dans le NOJ dans une toute autre atmosphère. Le style est bon, il y a de l’action, de la découverte, de l’humour, bref, c’est du véritable « Star Wars » et c’est un des meilleurs livres, si ce n’est le meilleur, de cette ère Bantam. Si vous voulez en savoir beaucoup sur Dathomir avant d’aller explorer vous-même la planète dans le jeu, vous devez absolument posséder ce roman.
Pour ne pas rendre cet article trop long, je vais faire l’impasse sur quelques livres que je ne juge personnellement pas très bons. Un bon exemple est "l’Etoile de Cristal" de Vonda McIntyre. Je ne critique pas la façon qu’elle a de gérer les personnages (les 3 enfants Solo sont très bien écrits), je critique l’intrigue elle-même qui aurait plus à voir avec du Star Trek qu’avec du Star Wars (une sorte d’entité extraterrestre inconnue à bord d’une station spatiale et qui peut accomplir des miracles). Mais le principal problème de ce livre c’est quand même l’ennui. J’ai eu beaucoup de mal à le terminer, il ne se passe quasiment rien de tout le livre, et même si le style d’écriture est bon, ce sont l’idée générale et le scénario qui donnent au livre la mention « A Eviter ».

Luke est pas content.... il vient de lire le livre.
Le prochain livre dont je vais vous parler est, au même titre que sa suite, un chef-d’œuvre absolu. Il s’intitule « Les Enfants du Jedi » et a été écrit par Barbara Hambly. Tout dans ce livre est remarquablement magnifique. L’action, l’écriture des personnages, le scénario, le suspense, l’humour, tout est génial. Je vous explique pourquoi : au niveau de l’action, ce qui est génial c’est que il y en a certes, mais le style d’écriture est tellement soporifique qu’on a l’impression qu’il n’y en a pas. Ca, c’est extraordinaire ! Pour l’écriture des personnages, ce qui est génial c’est que Barbara pourrait intervertir les noms (par exemple mettre Han à la place de Luke) on n’y verrait que du feu, tellement les personnages sont plats, sans émotion, sans attitude aucune. Pour le scénario, ce qui est génial c’est que c’est tellement à se tirer les cheveux qu’on préfère oublier qu’il y a un scénario. La majorité du livre se passe dans un seul lieu, avec un seul héros, et quand on sait que le livre fait presque 500 pages, on ne peut que dire : Ca, c’est extraordinaire ! Pour le suspense, ce qui est génial c’est que cette chère Barbara parvient à capturer l’émotion intense que Luke ressent lorsqu’il monte une échelle avec une jambe blessée, et ce sur 10 pages. 10 pages pour monter une échelle, quel suspense ! Quelle ambiance ! Pour résumer, si vous avez un ami qui possède ce livre, empruntez-lui et lisez quelques pages, vous comprendrez vite de quoi je parle. J’exagère peut-être un peu, mais je crois que c’est un des pires livres de tout l’Univers Etendu de Star Wars. Comme sa suite, « La planète du Crépuscule », par la même Barbara. Tiens, je ne vais même pas en parler. Tiens, je vais même pas le mettre en gras. A oublier, et vite.

Allez pour nous remonter le moral, parlons d’une trilogie qui a été aussi décriée que celle de Kevin J. Anderson, et cette fois-ci à tort je trouve. Ces 3 livres que constitue "la Trilogie Corellienne" se situent 18 ans après la bataille de Yavin, et sont les seuls livres qui m’ont tellement tenu en haleine, tellement donné envie de connaître la suite et la fin, que je les ai lu en une traite sans m’arrêter. Ils ne sont pas parfaits, bien entendu, mais beaucoup de critiques qui leur sont adressés sont fausses et non constructives. La seule véritable critique qui pourrait tenir le coup, c’est « toujours voir plus grand, plus immense, encore plus incroyable ». En effet, au fil de la trilogie, on se rend compte que le système Corellien n’a pas été crée naturellement. Je n’en dis pas plus car je vous gâcherai la lecture. Ce que je rétorque à ceux qui font cette critique, c’est que nous sommes dans l’univers Star Wars, et que ce n’est pas plus délirant qu’une arme de la taille d’une Lune qui a le pouvoir d’annihiler une planète. Les personnages sont excellents, Roger McBridge Allen est le premier à développer vraiment une personnalité propre à Jacen, Jaina et Anakin, et c’est du bon travail. Tous les autres personnages sont aussi attirants, comme Galariel (de Trêve à Bakura) qu’on retrouve ici, ou encore Lando, qui fait contraste dans le premier livre avec la sériosité des évènements de Corellia, car il a décidé de se chercher une femme et va de déboire en déboire. R2-D2 et C3Po sont de la partie, et sont encore plus hilarants que dans les films. Il y a beaucoup de moments intenses, du suspense (réel cette fois), de l’intrigue, des personnages qu’on a envie de tuer, d’autres qu’on adore, le lecteur se sent vraiment plongé dans le livre, et voila la preuve irréfutable que ce sont des BONS livres !
Je fais l’impasse sur « Le Sabre Noir » qui est une suite de la trilogie d’Anderson, par Anderson lui-même, et qui n’est intéressante à mon goût que par le personnage de Pellaeon qui représente un Empire beaucoup plus intéressant que celui des films. Passons aussi sur « Tales from Jabba’s Palace » du même Kevin, livre qui n’a pas été publié par Fleuve Noir en France.
1996 est une année importante pour Bantam car elle voit la création d’une grande série qui a ses fans mais aussi ses détracteurs. 1996, c’est aussi l’admirable roman de Steve Perry : « Les Ombres de l’Empire ». Mais commençons par la série de Stackpole : les X-Wings. C’est une série qui change vraiment par rapport aux autres livres déjà sortis. La plupart reprenaient les aventures des héros des films, ou se focalisaient sur les Jedi. Stackpole a décidé de commencer l’écriture d’une série qui a terme comprendra 9 volumes, ou les héros seront soit des personnages secondaires des films (comme Wedge Antilles), soit des personnages crées de toute pièce par Stackpole lui-même (Corran Horn par exemple). La série, comme son nom l’indique, est axée principalement sur un élément de l’Univers Star Wars : le combat spatial. On aime ou on n’aime pas, mais Stackpole a eu l’intelligence de plaire à la grande majorité, avec des scènes « au sol » très bien menées, l’instauration de « l’humour d’escadron » qui rafraîchit le lecteur, et des combats spatiaux intenses ou les « gentils » ne gagnent pas toujours. Après avoir écrit 4 tomes, Michael passe le flambeau à Aaron Allston qui crée lui aussi ses personnages (l’Escadron Spectre) et écrit 3 tomes. Stackpole écrit pour finir les 2 derniers romans de la série. Même si cette dernière s’essouffle sur la fin, et devient presque ennuyante, les 5 premiers tomes sont un régal, pour peu qu’on aime un minimum le combat spatial. A noter que le dernier et 9eme tome paraîtra en France cette année (toujours chez Fleuve Noir).

Quand au livre de Steve Perry, c’est tout simplement un livre à posséder absolument. Les évènements se déroulent entre l’Empire Contre-attaque et le Retour du Jedi. La principale qualité de ce roman réside dans le personnage de Dark Vador. Perry réussit à le rendre beaucoup plus complexe, à lui donner des sentiments, chose que Lucas peinait ou n’arrivait pas à faire dans les films. Evidemment, Han est toujours dans la carbonite pendant ce temps la, mais Steve trouve un remplaçant à sa mesure : Dash Rendar, une version encore plus extrême du pirate corellien. Je ne veux pas trop vous dévoiler sur ce livre qui est à ne pas manquer si vous êtes nostalgique de la période « Alliance Rebelle/Empire Galactique ».
A noter aussi en 1996, une trilogie anecdotique : La Crise de la Flotte Noire. Encore une race inconnue peu intéressante, des conflits diplomatiques soporifiques et une quête tout a fait ridicule de Luke (il recherche sa mère, or Lucas avait bien précisé à McDowell qu’on ne pouvait rien dire sur la mère de Luke) qui se termine en queue de poisson. La seule partie intéressante est l’exploration par Lando, Lobot (le cyborg de la Cité des Nuages) et nos deux droïds préférés, d’un vaisseau inconnu à la technologie non moins inconnue. Je passe sur cette trilogie, comme sur le livre « La Nouvelle Rebellion » de Krystine Rusch, qui se laisse lire mais qui possède un scénario bien trop extravagant.

Terminons tout de même cette rétrospective de l’ère Bantam par une bonne trilogie : La Trilogie Han-Solo. Crispin est le premier auteur a oser s’aventurer profondément dans les évènements antérieurs aux films. Il choisit donc de nous relater la vie d’Han Solo avant que ce dernier ne choisisse d’acheminer un vieillard, un jeune utopiste et 2 caisses de boulons sur Alderande. Pour faire très bref, il est difficile de trouver une critique à cette trilogie. Sauf si on n’aime pas Han évidemment. Le seul point négatif serait que la fin déçoit quelque peu, car on sait tous ce qui se passe dans les films, et on ne peut s’empêcher de rager quand on voit tout ce par quoi Han est passé avant, et ce que ça lui a apporté… A posséder pour tout fan du pirate corellien, au meilleur de sa forme dans ces 3 romans. On y apprend même comment il a réussi à gagner le Faucon Millénium qui appartenait à Lando à cette époque.
Comme vous l’avez remarqué, je n’ai pas pu parler de tous les livres. J’ai oublié la Trilogie des chasseurs de primes par exemple, mais c’est du au fait que je ne l’ai pas finie donc ne peut pas émettre d’avis dessus. J’ai entendu beaucoup de critiques néanmoins. Certains se demandent sûrement pourquoi je n’ai pas parlé de la Main de Thrawn (allez Kei, avoue !). La raison est simple : pour moi la Main de Thrawn, c’est ce qui fait le lien entre l’ère Bantam et l’ère Del Rey, le lien entre la Trilogie Corellienne et le Nouvel Ordre Jedi. J’en parlerai donc, ainsi que des aventures des « Jeunes Chevaliers Jedi » (parus chez pocket junior), dans le dernier épisode de notre saga, qui sera tout de même largement consacré aux romans de la prélogie et au Nouvel Ordre Jedi
En attendant, n’hésitez pas à donner des commentaires à propos des livres que vous avez lus sur le forum. Et à la semaine prochaine !
Yaven Seldona
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Commençons donc par une trilogie qui a été très décriée, qui comporte beaucoup de défauts, mais qui a au moins le mérite d’être aisément lisible, intéressante, avec des personnages attachants qu’on retrouve dans la suite de l’Univers Etendu : c’est l’Académie Jedi, de Kevin J. Anderson. Ceux qui la décrient, et certains de leurs arguments sont très valables, dénoncent en premier lieu la stéréotypisation Star Wars. Exemple (spoiler) : ça ne suffisait pas de 2 Etoiles de la Mort dans les films, il faut que Kevin en ressorte une 3eme. Aussi, les émotions, les sentiments, et les attitudes des héros que nous connaissons (comme Han ou Lando) sont poussées à l’extrême. Peut-être qu’en voulant restaurer l’esprit Star Wars des films, Kevin n’a pas respecté le bon dosage, ce qui fait qu’on se retrouve avec des héros stéréotypés à la limite du ridicule. On perd beaucoup de ce que Timothy Zahn avait apporté, notamment le côté moins extrémiste de l’Empire (sous la personne de Pellaeon) disparaît, car Daala c’est une vraie méchante, elle, et elle veut détruire toute la rébellion avec ses 4 destroyers ! Non mais !

Restons sérieux et parlons donc des points positifs des 3 livres qui composent cette trilogie : La Quête des Jedi, Sombre Disciple, et Les Champions de la Force. Ah, en passant, comme vous le voyez, c’est vraiment centré sur les Jedi. Certains diront que c’est un mal, d’autres diront (et je suis de leur avis) que c’est un mal nécessaire pour l’élaboration du Nouvel Ordre Jedi, en tant qu’ordre dans l’univers, mais aussi en tant que série de livres. Mais je reparlerai du NOJ dans le Samedi Divers de la semaine prochaine. A noter dans les points positifs de cette trilogie, les personnages attachants, l’action omniprésente (difficile de trouver le temps de s’ennuyer), l’humour Star Wars qu’Anderson a vraiment bien retranscrit, et…. Et puis c’est tout. En gros, ce sont des livres amusants, divertissants, faciles à lire, mais ne vous attendez pas à une oeuvre philosophique et plus complexe que les films. Pour ceux qui ont d’ailleurs aimé les films de Lucas, cette trilogie vous conviendra parfaitement.

Attention Léia... derrière toi !
La même année, 1994, est publié « Le Mariage de la Princesse Leia », qui se passe 3 ans avant l’Académie Jedi. Le titre est nul, il faut l’avouer, et il n’incite pas du tout à lire le livre, sauf dans le cas des passionnés de romance ET de l’univers Star Wars. On a donc beaucoup d’appréhension lorsqu’on lit le début, et… surprise, le livre est très bon. Contrairement à ce que le titre laisse présager, le mariage n’est pas du tout le thème principal du livre. On découvre pour la première fois dans ce livre la planète Dathomir, avec les sœurs de la nuit et les sorcières du Clan de la Montagne qui Chante. On y voit aussi pour la première fois des personnages comme Tenel Ka qui vont devenir très importants par la suite. On sourit face aux déboires de Han lorsqu’il tente en vain de courtiser Léia, et on sourit de même devant le personnage du Prince Isolder, l’amant beau, courageux et riche qui fait de l’ombre à notre corellien bien aimé. On y découvre aussi les coutumes particulières, anti-Jedi, de la planète Hapès qu’on retrouvera dans le NOJ dans une toute autre atmosphère. Le style est bon, il y a de l’action, de la découverte, de l’humour, bref, c’est du véritable « Star Wars » et c’est un des meilleurs livres, si ce n’est le meilleur, de cette ère Bantam. Si vous voulez en savoir beaucoup sur Dathomir avant d’aller explorer vous-même la planète dans le jeu, vous devez absolument posséder ce roman.
Pour ne pas rendre cet article trop long, je vais faire l’impasse sur quelques livres que je ne juge personnellement pas très bons. Un bon exemple est "l’Etoile de Cristal" de Vonda McIntyre. Je ne critique pas la façon qu’elle a de gérer les personnages (les 3 enfants Solo sont très bien écrits), je critique l’intrigue elle-même qui aurait plus à voir avec du Star Trek qu’avec du Star Wars (une sorte d’entité extraterrestre inconnue à bord d’une station spatiale et qui peut accomplir des miracles). Mais le principal problème de ce livre c’est quand même l’ennui. J’ai eu beaucoup de mal à le terminer, il ne se passe quasiment rien de tout le livre, et même si le style d’écriture est bon, ce sont l’idée générale et le scénario qui donnent au livre la mention « A Eviter ».

Luke est pas content.... il vient de lire le livre.
Le prochain livre dont je vais vous parler est, au même titre que sa suite, un chef-d’œuvre absolu. Il s’intitule « Les Enfants du Jedi » et a été écrit par Barbara Hambly. Tout dans ce livre est remarquablement magnifique. L’action, l’écriture des personnages, le scénario, le suspense, l’humour, tout est génial. Je vous explique pourquoi : au niveau de l’action, ce qui est génial c’est que il y en a certes, mais le style d’écriture est tellement soporifique qu’on a l’impression qu’il n’y en a pas. Ca, c’est extraordinaire ! Pour l’écriture des personnages, ce qui est génial c’est que Barbara pourrait intervertir les noms (par exemple mettre Han à la place de Luke) on n’y verrait que du feu, tellement les personnages sont plats, sans émotion, sans attitude aucune. Pour le scénario, ce qui est génial c’est que c’est tellement à se tirer les cheveux qu’on préfère oublier qu’il y a un scénario. La majorité du livre se passe dans un seul lieu, avec un seul héros, et quand on sait que le livre fait presque 500 pages, on ne peut que dire : Ca, c’est extraordinaire ! Pour le suspense, ce qui est génial c’est que cette chère Barbara parvient à capturer l’émotion intense que Luke ressent lorsqu’il monte une échelle avec une jambe blessée, et ce sur 10 pages. 10 pages pour monter une échelle, quel suspense ! Quelle ambiance ! Pour résumer, si vous avez un ami qui possède ce livre, empruntez-lui et lisez quelques pages, vous comprendrez vite de quoi je parle. J’exagère peut-être un peu, mais je crois que c’est un des pires livres de tout l’Univers Etendu de Star Wars. Comme sa suite, « La planète du Crépuscule », par la même Barbara. Tiens, je ne vais même pas en parler. Tiens, je vais même pas le mettre en gras. A oublier, et vite.

Allez pour nous remonter le moral, parlons d’une trilogie qui a été aussi décriée que celle de Kevin J. Anderson, et cette fois-ci à tort je trouve. Ces 3 livres que constitue "la Trilogie Corellienne" se situent 18 ans après la bataille de Yavin, et sont les seuls livres qui m’ont tellement tenu en haleine, tellement donné envie de connaître la suite et la fin, que je les ai lu en une traite sans m’arrêter. Ils ne sont pas parfaits, bien entendu, mais beaucoup de critiques qui leur sont adressés sont fausses et non constructives. La seule véritable critique qui pourrait tenir le coup, c’est « toujours voir plus grand, plus immense, encore plus incroyable ». En effet, au fil de la trilogie, on se rend compte que le système Corellien n’a pas été crée naturellement. Je n’en dis pas plus car je vous gâcherai la lecture. Ce que je rétorque à ceux qui font cette critique, c’est que nous sommes dans l’univers Star Wars, et que ce n’est pas plus délirant qu’une arme de la taille d’une Lune qui a le pouvoir d’annihiler une planète. Les personnages sont excellents, Roger McBridge Allen est le premier à développer vraiment une personnalité propre à Jacen, Jaina et Anakin, et c’est du bon travail. Tous les autres personnages sont aussi attirants, comme Galariel (de Trêve à Bakura) qu’on retrouve ici, ou encore Lando, qui fait contraste dans le premier livre avec la sériosité des évènements de Corellia, car il a décidé de se chercher une femme et va de déboire en déboire. R2-D2 et C3Po sont de la partie, et sont encore plus hilarants que dans les films. Il y a beaucoup de moments intenses, du suspense (réel cette fois), de l’intrigue, des personnages qu’on a envie de tuer, d’autres qu’on adore, le lecteur se sent vraiment plongé dans le livre, et voila la preuve irréfutable que ce sont des BONS livres !
Je fais l’impasse sur « Le Sabre Noir » qui est une suite de la trilogie d’Anderson, par Anderson lui-même, et qui n’est intéressante à mon goût que par le personnage de Pellaeon qui représente un Empire beaucoup plus intéressant que celui des films. Passons aussi sur « Tales from Jabba’s Palace » du même Kevin, livre qui n’a pas été publié par Fleuve Noir en France.
1996 est une année importante pour Bantam car elle voit la création d’une grande série qui a ses fans mais aussi ses détracteurs. 1996, c’est aussi l’admirable roman de Steve Perry : « Les Ombres de l’Empire ». Mais commençons par la série de Stackpole : les X-Wings. C’est une série qui change vraiment par rapport aux autres livres déjà sortis. La plupart reprenaient les aventures des héros des films, ou se focalisaient sur les Jedi. Stackpole a décidé de commencer l’écriture d’une série qui a terme comprendra 9 volumes, ou les héros seront soit des personnages secondaires des films (comme Wedge Antilles), soit des personnages crées de toute pièce par Stackpole lui-même (Corran Horn par exemple). La série, comme son nom l’indique, est axée principalement sur un élément de l’Univers Star Wars : le combat spatial. On aime ou on n’aime pas, mais Stackpole a eu l’intelligence de plaire à la grande majorité, avec des scènes « au sol » très bien menées, l’instauration de « l’humour d’escadron » qui rafraîchit le lecteur, et des combats spatiaux intenses ou les « gentils » ne gagnent pas toujours. Après avoir écrit 4 tomes, Michael passe le flambeau à Aaron Allston qui crée lui aussi ses personnages (l’Escadron Spectre) et écrit 3 tomes. Stackpole écrit pour finir les 2 derniers romans de la série. Même si cette dernière s’essouffle sur la fin, et devient presque ennuyante, les 5 premiers tomes sont un régal, pour peu qu’on aime un minimum le combat spatial. A noter que le dernier et 9eme tome paraîtra en France cette année (toujours chez Fleuve Noir).

Quand au livre de Steve Perry, c’est tout simplement un livre à posséder absolument. Les évènements se déroulent entre l’Empire Contre-attaque et le Retour du Jedi. La principale qualité de ce roman réside dans le personnage de Dark Vador. Perry réussit à le rendre beaucoup plus complexe, à lui donner des sentiments, chose que Lucas peinait ou n’arrivait pas à faire dans les films. Evidemment, Han est toujours dans la carbonite pendant ce temps la, mais Steve trouve un remplaçant à sa mesure : Dash Rendar, une version encore plus extrême du pirate corellien. Je ne veux pas trop vous dévoiler sur ce livre qui est à ne pas manquer si vous êtes nostalgique de la période « Alliance Rebelle/Empire Galactique ».
A noter aussi en 1996, une trilogie anecdotique : La Crise de la Flotte Noire. Encore une race inconnue peu intéressante, des conflits diplomatiques soporifiques et une quête tout a fait ridicule de Luke (il recherche sa mère, or Lucas avait bien précisé à McDowell qu’on ne pouvait rien dire sur la mère de Luke) qui se termine en queue de poisson. La seule partie intéressante est l’exploration par Lando, Lobot (le cyborg de la Cité des Nuages) et nos deux droïds préférés, d’un vaisseau inconnu à la technologie non moins inconnue. Je passe sur cette trilogie, comme sur le livre « La Nouvelle Rebellion » de Krystine Rusch, qui se laisse lire mais qui possède un scénario bien trop extravagant.

Terminons tout de même cette rétrospective de l’ère Bantam par une bonne trilogie : La Trilogie Han-Solo. Crispin est le premier auteur a oser s’aventurer profondément dans les évènements antérieurs aux films. Il choisit donc de nous relater la vie d’Han Solo avant que ce dernier ne choisisse d’acheminer un vieillard, un jeune utopiste et 2 caisses de boulons sur Alderande. Pour faire très bref, il est difficile de trouver une critique à cette trilogie. Sauf si on n’aime pas Han évidemment. Le seul point négatif serait que la fin déçoit quelque peu, car on sait tous ce qui se passe dans les films, et on ne peut s’empêcher de rager quand on voit tout ce par quoi Han est passé avant, et ce que ça lui a apporté… A posséder pour tout fan du pirate corellien, au meilleur de sa forme dans ces 3 romans. On y apprend même comment il a réussi à gagner le Faucon Millénium qui appartenait à Lando à cette époque.
Comme vous l’avez remarqué, je n’ai pas pu parler de tous les livres. J’ai oublié la Trilogie des chasseurs de primes par exemple, mais c’est du au fait que je ne l’ai pas finie donc ne peut pas émettre d’avis dessus. J’ai entendu beaucoup de critiques néanmoins. Certains se demandent sûrement pourquoi je n’ai pas parlé de la Main de Thrawn (allez Kei, avoue !). La raison est simple : pour moi la Main de Thrawn, c’est ce qui fait le lien entre l’ère Bantam et l’ère Del Rey, le lien entre la Trilogie Corellienne et le Nouvel Ordre Jedi. J’en parlerai donc, ainsi que des aventures des « Jeunes Chevaliers Jedi » (parus chez pocket junior), dans le dernier épisode de notre saga, qui sera tout de même largement consacré aux romans de la prélogie et au Nouvel Ordre Jedi
En attendant, n’hésitez pas à donner des commentaires à propos des livres que vous avez lus sur le forum. Et à la semaine prochaine !
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